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Il était un petit navire...

le 12 Décembre 2005 à 00:00
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Les négociations sur le budget communautaire 2007-2013 rappellent cette chanson enfantine. Tel le jeune matelot qui tire malencontreusement la courte paille et se trouve sacrifié par le reste de l'équipage d'un frêle esquif pris dans la tempête, les nouveaux Etats membres, fraîchement embarqués sur le navire Europe, semblent connaître la même mésaventure. La feuille de route constitutionnelle pouvait leur faire croire que s'ouvraient à eux de lointains horizons. Las, à peine avaient-ils quitté le port qu'ils voyaient le puissant paquebot s'échouer sur les récifs de deux référendums et qu'ils découvraient la mesquinerie de leurs compagnons de voyage.


Depuis l'envoi de la funeste « Lettre des Six » à la Commission réclamant un plafonnement du budget européen à 1% du revenu national brut de l'Union en décembre 2003, les 25 semblent n'avoir cherché qu'à identifier l'équipier le plus faible pour réduire sa part. Tour à tour, se sont succédés dans ce rôle du mouton noir, l'Espagne à cause du Fonds de cohésion, la France à cause de la PAC, le Royaume-Uni à cause de son rabais et maintenant les nouveaux adhérents à cause des Fonds structurels, sans parler des victimes collatérales que sont la coopération interrégionale, le développement rural et le soutien aux restructurations industrielles (on consultera à ce sujet l'étude réalisée par Notre Europe début 2005 sur L'adaptation de la politique de cohésion à l'Europe élargie et aux objectifs de Lisbonne et de Gà¶teborg).


Pour triste que soit cette histoire, elle ne peut nous surprendre : elle ne fait qu'illustrer l'empoisonnement insidieux, inexorable et peut-être mortel pour l'Europe d'une approche des contributions nationales à travers le seul filtre du « juste retour ». l'étude récente de Jacques Le Cacheux, Le budget européen, le poison du juste retour, rappelle les dangers à terme d'une telle logique comptable à courte vue et invite à séparer les décisions sur les dépenses de celles concernant leur financement.


La présidence autrichienne, qui présentera officiellement ses priorités le 15 décembre, sera-t-elle à même de remettre le navire européen à flot ? Sa conception de son rôle de « médiateur honnête », analysée par l'étude du Professeur Sonja Puntscher-Riekmann, An honest broker in difficult times - Austria's Presidency of the European Union, incite au scepticisme.

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