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Alexandre Mirlesse

Alexandre Mirlesse

Elève de l'Ecole Normale Supérieure de Paris, stagiaire à Notre Europe en 2006.
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Rencontre avec Andrei Plesu, philosophe, ancien ministre des Affaires Etrangères de la Roumanie "Festina lente"

le 26 Juillet 2007 à 15:27
Entretien par Alexandre Mirlesse

La lecture de notre entretien avec Andrei Pleşu, philosophe roumain, aura de quoi dérouter les marathoniens de la croissance et de la prospective européenne. « L'Europe n'est pas faite pour la vitesse », nous dit-il ; on ne s'étonnera donc pas qu'il soit plus question, dans les pages qui suivent, de mélancolie que de stratégie de Lisbonne, de voyages à pied que de vols low-cost. A travers les mots d'Andrei Pleşu, C'est l'Est qui s'adresse à l'Ouest, qui l'invite à méditer sur son passé, à rompre avec l'urgence et le « sprint projectif » en prenant un peu de recul analytique.

Car, il est vrai, Européens de l'Est et de l'Ouest ne vivent ni à la même heure, ni au même rythme. Certes, la « normalisation » suit son cours à l'Est : alors que l'introduction du principe de concurrence produit ses premiers effets, le rapport au temps s'y transforme à vue d'oeil. Contrepartie inévitable de l'efficience accrue, le stress, naguère quasi inconnu, y est devenu le lot quotidien de millions de citadins. Mais les voyageurs qui, cet été, ont parcouru l'Europe, ne s'y sont pas trompés : la traversée en train, de Bruxelles à Bucarest, prend encore l'allure d'un voyage dans le temps.

Face à ce décalage, plusieurs attitudes sont possibles. On peut se résigner à une « Europe à deux vitesses » ; ou espérer que les effets conjugués de la croissance économique et des fonds structurels viendront rapidement à bout du « retard » des nouveaux Etats-membres. Cela n'empêche pas d'envisager, comme nous y invite subtilement Andrei Pleşu, ce que cette « dissymétrie d'expérience » peut avoir de salutaire pour une Europe qui, de « pannes » en « relances » successives, cherche son rythme de croisière. s'il existe un tempo acceptable pour tous les Européens, il ne peut être que le résultat d'une tension féconde entre ces deux temporalités, l'orientale et l'occidentale : le moment est peut-être venu pour l'Union élargie de faire sienne la devise d'Auguste : festina lente, h te-toi lentement.


Cet entretien a été réalisé dans le cadre du programme de recherche "Reconnaitre ce qui nous lie: l'identité européenne".

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