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Yves Bertoncini est Directeur de l'Institut Jacques Delors depuis avril 2011. Il est administrateur ...
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Médias

Yves Bertoncini sur RFI pour débattre des enjeux du Brexit

le 13 Mai 2016 à 14:52
Emission par Yves Bertoncini
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Yves Bertoncini, notre directeur, est l'invité de l'émission "Carrefour de l'Europe" sur RFI pour débattre des enjeux du Brexit, le 15 mai 2016 à 16h10.

Il débat aux côtés de :
Sophie Pedder, correspondant de The Economist à Paris
Florence Faucher, professeure de Sciences politiques à Sciences Po.

Animée par Daniel Desesquelle, l'émission est diffusée sur RFI le 15 mai 2016 à 16h10 et 23h10 vers le monde et Paris (sauf Afrique) et  le 15 mai 2016 à 17h10 vers l'Afrique et la Roumanie.

Le podcast de l'émissione est disponible ici.

Parmi les messages clés prononcés par Yves Bertoncini : 
 - Le RU est l’un des rares pays européens à faire un peu moins de la moitié de son commerce avec l’UE
 - Les Britanniques ne croient pas que l’Europe leur a apporté la paix, la démocratie, l’Etat de droit et l’économie de marché, et ils ont raison de ne pas y croire
 - La question est de savoir si les Britanniques vont se prononcer comme le « peuple commerçant » décrit par Napoléon, et donc sur ces bases pragmatiques : si tel est le cas, ils seront enclins à rester dans l’UE
 - Dans tous les cas de figure, Cameron serait rentré chez lui en disant qu’il avait terrassé l’hydre bruxellois et présentant l’accord conclu avec l’UE comme un « Waterloo »
 - L’adhésion à UE a apporté aux britanniques la capacité de peser de l’intérieur face à un projet d’unification continentale qui se serait fait sans eux
 - Margaret Thatcher a défendu les intérêts britanniques à l’intérieur de la CEE, elle n’a pas pratiqué la politique de la chaise vide ou de la porte ouverte
 - David Cameron a pratiqué la politique de la porte ouverte, il a perdu plein d’arbitrages à Bruxelles, de sorte que les Britanniques peuvent avoir l’impression que leurs intérêts nationaux sont moins bien défendus
 - Si les Britanniques regardent l’Europe comme le Titanic, ils peuvent avoir envie de la quitter, mais s’ils regardent les icebergs, ils peuvent se demander s’ils les affronteront mieux sur leur chaloupe
 - L’Union européenne n’est pas l’Union soviétique, elle n’est pas une prison, la meilleure preuve est que si les Britanniques veulent en sortir à l’issue d’un choix démocratique, ils en sortiront
 - Pour le Brexit, comme dans un divorce, les considérations matérielles peuvent jouer, mais cela n’empêche pas de divorcer, sur la base de considérations émotionnelles
 - Les Britanniques peuvent ne pas souhaiter divorcer de l’UE par peur du saut dans l’inconnu et des incertitudes qui s’en suivront
 - Ce n’est pas « Bruxelles qui gouverne » un pays qui a la Livre, avec sa Reine dessus, qui n’est pas dans Schengen sauf pour la coopération qui l’arrange et où l’on roule a gauche
 - Le Brexit, ce serait l’amputation d’un membre supérieur de l’UE, c’est-à-dire un bras, mais l’UE conserverait ses deux jambes, la France et l’Allemagne : elle continuerait à marcher mais aurait moins de prises sur la réalité
 - Si les Britanniques restaient dans l’UE, cela montrerait qu’on peut ne pas aimer l’Europe sans pour autant souhaiter la quitter : l’euroscepticisme n’est pas l’europhobie

 
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