Helsinki
Bruxelles
Lisbonne
Actualités et Archives de Jacques Delors
Actualités & Archives de
Jacques Delors
Accéder
Soutenez l'Institut Jacques Delors !
Cliquez ici
S'inscrire à la newsletter
S'inscrire à la newsletter
Consulter les newsletters
Auteur
 Conseil d'Administration

Conseil d'Administration

Le Conseil d'administration de Notre Europe - Institut Jacques Delors a en charge, outre la gestion ...
Eléments clés
"Trump trade" : plus de peur que de mal ?
Stopper le CETA et le TTIP/TAFTA n'arrêtera pas la mondialisation
Peur du TTIP, de la mondialisation ou d’un déclassement de la classe moyenne ?
Le "TTIP" et les craintes légitimes de l'opinion allemande
La France : un terreau d'opposition au TTIP ?
Voir plus d'éléments
AGENDA
Chercher
Thèmes :
Choisir...
Choisir un thème
Types :
Choisir...
Choisir un type
Dates :
Choisir...
Valider
Politique commerciale

"Axe euro-américain", Agefi du 23 mars 2010

le 06 Avril 2010 à 11:27
Mention par Conseil d'Administration


Mention du rapport sur le Partenariat Euro-Américain dans la revue "AGEFI" du 23 mars 2010.

Les Européens n'ont aucune chance d'influencer la naissance d'un nouvel ordre monétaire global tant qu'ils continueront à y être collectivement impuissants.



HENRI SCHWAMM*

La Fondation Notre Europe - laboratoire de pensée indépendant dédié à l'unité européenne -, créée par Jacques Delors en 1996 et actuellement présidée par Tommaso Padoa Schioppa, vient de publier la quintessence des travaux de son groupe de réflexion sur l'avenir du partenariat euro-américain, composé d'anciens ministres et de chefs de gouvernement européens.

Tous les participants partagent un souhait: que le partenariat eu-roaméricain devienne le plus rapidement possible un tremplin pour l'émergence, entre autres, d'une gouvernance économique globale.

Entendez par là que les auteurs, plutôt que de suggérer telle ou telle stratégie ponctuelle (juguler le réchauffement climatique ou gérer la crise financière internationale), proposent à l'Union européenne et à ses Etats membres, ainsi qu'aux Etats-Unis, d'«adopter d'abord et en urgence une doctrine commune pour la maîtrise de la mondialisation ».

Cette doctrine commune prendrait appui sur quatre piliers qui sont autant de lignes directrices fortes:

- la pratique et la promotion du multilatéralisme comme fondement des négociations internationales («le multilatéralisme offre en effet la seule véritable protection collective contre les aléas et les dérives du rapport de forces brut»);

  1. - la recherche et l'acceptation d'un partage des souverainetés pour la gestion des enjeux globaux de la mondialisation («la mondialisation n'est ni un destin implacable pour tous ni, à l'inverse, une garantie collective de prospérité. Elle est - et surtout sera - le résultat des stratégies et des compromis politiques ("¦) qui émergeront du jeu complexe des relations internationales»);

  2. - la valorisation du partenariat euro-américain, moins comme condition du leadership occidental que comme tremplin de partenariats globaux avec tous les acteurs de la scène internationale (l'«ouest» sans «le reste», pour reprendre la formule de Samuel Huntington, auteur du Choc des civilisations, livre mondialement célèbre, «ne peut faire la différence ni apporter, seul, des solutions aux défis de la mondialisation »);

    - le renoncement aux doubles démons euro-américains que furent l'illusion des souverainetés nationales d'un côté, l'illusion de l'hégémonie impériale de l'autre («la mondialisation exige que les Européens découvrent une sorte d'intérêt national européen». Le recours aux enceintes multilatérales est dans l'intérêt de la puissance américaine).

Les Européens ont le mérite d'avoir inventé, en proposant le cadre du G20 à l'automne 2008, «l'échelon mondial pertinent pour la régulation de la crise économique et financière » (pas assez pertinent du point de vue suisse). Les membres du groupe de réflexion de la Fondation Notre Europe sont formels: «Cela est loin d'être suffisant, C'est un ordre monétaire qu'il faut reconstruire.

Un déclin du prix et du rôle international du dollar suite à la crise et au déclin relatif de la puissance financière américaine constituerait une menace majeure pour l'économie européenne s'il devait amener à une appréciation forte de l'euro. Seul un nouvel accord monétaire international fondé sur un standard commun peut assurer un ajustement ordonné des déséquilibres extérieurs et l'ouverture des échanges, certainement pas une substitution - même partielle - de l'euro au dollar ». Vaste programme!

Les Européens n'ont aucune chance d'influencer la naissance d'un nouvel ordre monétaire global tant qu'ils continueront, malgré une surreprésentation (8 sièges pour les Etats membres de l'UE et la Commission) au sein du G20, à y être «collectivement impuissants » et complètement marginalisés par les autres grandes puissances, Chine et Etats-Unis en tête.


* Université de Genève





Contact - Plan du site - Mentions légales - Jobs
Institut Jacques Delors - 19, rue de Milan - 75009 Paris - Tel. +33 1 44 58 97 97 - Email : info@delorsinstitute.eu
Jacques Delors Institut – Berlin, Pariser Platz 6, 10117 Berlin
Powered by Walabiz
Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site internet.
En utilisant ce dernier, vous acceptez l'utilisation des cookies.