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Elvire Fabry

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Elvire Fabry est chercheur senior à l’Institut Jacques Delors depuis 2009, en charge des ...
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Union européenne et Citoyens

Les Trios présidentiels : "une mise en cohérence des stratégies européennes" selon Elvire Fabry dans Toute l'Europe.fr

le 08 Janvier 2010 à 11:55
Entretien par Elvire Fabry
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Elvire Fabry, chercheuse au Think tank "Notre Europe", est une spécialiste des affaires institutionnelles européennes. Elle revient pour Touteleurope sur le fonctionnement des trios présidentiels. Ce système de troïka réunit trois Etats membres exerçant chacune à leur tour, la présidence semestrielle de l'Union autour d'un programme commun. Ce travail à trois devient une obligation avec le traité de Lisbonne.

Les Trios présidentiels : "une mise en cohérence des stratégies européennes"


1) Quel bilan pour le trio français, tchèque et suédois des présidences de l'UE ?

La volonté de définir un programme commun de 18 mois avait été expérimentée par le trio précédent (Allemagne, Portugal, Slovénie). Ce fut le premier trio. On en comprend bien l'utilité puisque ce système vise à assurer une continuité dans l'organisation des conseils et donc une meilleure coordination du travail des présidences.

Le trio qui s'est achevé fin décembre (France, République tchèque, Suède) était un trio particulièrement hétérogène, mais d'une certaine façon, il était représentatif d'une certaine diversité européenne. Ces trois pays ont en effet des intérêts très divers, notamment dans le domaine économique avec d'un côté la Suède très favorable au libre-échange et de l'autre la France tentée par des mesures protectionnistes. Sur différents enjeux, il y eut pas mal de sources de conflits possibles et le fonctionnement du trio n'a pas été évident.

La France a affiché dès le départ des objectifs ambitieux pour sa présidence. Elle a eu à coeur de montrer que ses méthodes de gestion de crise pouvaient changer la donne par rapport à la conduite des présidences précédentes. Dans la foulée, la République tchèque, qui a p ti d'une situation nationale fragile, est apparue particulièrement faible ; et les Français ne lui ont pas fait de cadeau. 


Pour sa part, la présidence suédoise a dès le départ évité les effets d'annonce. Confronté aux dossiers très complexes de la crise économique et financière, de la poursuite de la ratification du Traité de Lisbonne et de la négociation du Sommet de Copenhague, Stockholm a privilégié la prudence, en n'affichant pas de grandes ambitions et en s'en tenant à une méthode pragmatique, qui engrangeait les résultats au fur et à mesure.

On attendait cependant beaucoup de la présidence suédoise sur les trois grands enjeux cités.

Concernant la façon dont elle a géré la ratification du traité de Lisbonne, on peut dire que si le référendum irlandais d'octobre a été une étape décisive, la présidence suédoise a bien su "transformer l'essai" en accélérant la négociation finale avec le président tchèque Vaclav Klaus.

Les choix du Président permanent du Conseil et du Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune ont fait pour leur part, l'objet de critiques, notamment la procédure adoptée pour mener la négociation - jugée très opaque par de nombreux observateurs -. Mais, avec du recul, on estimera sans doute que ce choix rapide a été bénéfique pour la mise en oeuvre accélérée des nouveaux outils du Traité de Lisbonne. Van Rompuy lui-même n'a pas attendu le début de son mandat le 1er janvier 2010 pour prendre des initiatives, comme notamment l'annonce d'un Conseil informel sur l'économie en Février 2010.

Sur le fonctionnement du trio, on peut dire qu'il y a bien eu au départ une tentative de programme commun. Mais, bien qu'il y ait eu beaucoup de rencontres en amont et certaines initiatives encourageantes comme le soutien de la Suède à la République tchèque lorsque celle-ci a été fragilisée par la démission du Premier ministre Topolanek en mars dernier, on n'a pas l'impression que le fonctionnement à trois ait toujours été très constructif... Il faut cependant tenir compte du texte de crise (économique et financière, Georgie, Gaza, ...) dans lequel s'est inscrit le travail de ce trio. Il faut également rappeler que c'était encore une période d'expérimentation et que l'institutionnalisation de ce processus par le Traité de Lisbonne devrait inciter les pays des prochains trio à de réels efforts de coopération et coordination...

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