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Jacques Delors dans Le Soir sur la nomination d'Herman Van Rompuy : « C'est un très bon choix ! »

le 03 Décembre 2009 à 16:58
Entretien par Jacques Delors
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Interview de Jacques Delors dans le Journal Le Soir du 1er décembre 2009. Propos recueillis par LABAKI,MAROUN; REGNIER,PHILIPPE



Union européenne Il fallait un médiateur et pas un Obama, juge l'ex-président





Jacques Delors a durablement marqué la construction européenne de son empreinte. Le « règne » du socialiste français à la tête de la Commission européenne, de 1985 à 1995, est même, aux yeux de la plupart des euro-enthousiastes, associé à l' ge d'or du projet communautaire. Aujourd'hui, l'opinion du fondateur du cercle de réflexion Notre Europe basé à Paris, reste écoutée"¦ Au matin du sommet européen extraordinaire du 19 novembre, qui devait procéder aux deux nominations à la tête des institutions européennes rénovées par le traité de Lisbonne, Jacques Delors publie une tribune libre dans le Financial Times de Londres. l'ex-président de la Commission dresse le portrait-robot du président permanent du Conseil européen, qui doit être désigné ce soir-là . Ce ne pourrait être un « super-chef de gouvernement », juge-t-il, qui découlerait d'une « mauvaise interprétation du Traité et de la nature de l'Union européenne - à savoir, une souveraineté partagée pour certaines politiques mais pas pour toutes les prérogatives des Etats ». Le président devrait donc plutôt être un « médiateur » - et un « Européen convaincu ».





Le soir du 19, Herman Van Rompuy est désigné. Et l'austère et méconnu Premier ministre belge suscite aussitôt une importante vague de scepticisme, en Europe et au-delà : cet homme a-t-il l'étoffe du « président de l'Europe » ?





Face à « tellement de critiques », Jacques Delors tient à faire entendre son avis : Herman Van Rompuy est « un très bon choix ! », a-t-il indiqué lundi en marge d'une conférence à Bruxelles sur les 20 ans de la Charte des droits sociaux fondamentaux - désormais partie intégrante du nouveau traité européen. « Et je ne dis pas cela parce que je suis à Bruxelles : je l'aurais dit à Pékin ou Belgrade ». Delors nous explique : « Je me battais pour le profil du poste (de président du Conseil européen) : un facilitateur, susceptible de rapprocher les points de vue sans devenir le Obama de l'Europe, un "chairman" plutôt qu'un président exécutif, qui aurait créé la zizanie avec les chefs d'Etats, entre les institutions ». Dans ce rôle-là , Van Rompuy excellera, même si un Jean-Claude Juncker, par exemple, le Premier ministre luxembourgeois, aurait pu également convenir, dit encore Delors.





Le sommet du 19 a aussi procédé à la nomination de la Britannique Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour la politique étrangère et n º2 de la Commission. Une personnalité également méconnue, commissaire européenne sortante (au Commerce), venue d'un pays dont le Premier ministre Gordon Brown, grince Delors, a dit un jour « qu'entre le monde et la nation, il n'existe rien ». Catherine Ashton ? « Il faut qu'elle fasse ses preuves, répond le Français, notamment sur l'impartialité » avec laquelle elle constituera le puissant nouveau corps diplomatique de l'Union. Elle devrait, dit-il, « s'inspirer » de la trajectoire du haut représentant sortant, l'Espagnol Javier Solana, qui cède ce mardi le relais après aussi dix ans à ce poste : « Chapeau, dit Delors, pour son travail discret et utile, pour l'Europe ».



Le traité de Lisbonne en vigueur





Finalement ! Huit ans après le sommet de Laeken, qui avait lancé la Convention sur l'avenir de l'Union, la réforme institutionnelle européenne devient réalité ce mardi 1er décembre, avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. l'événement sera fêté ce soir, mais uniquement dans la capitale portugaise, où se retrouveront les responsables des principales institutions des Vingt-Sept, y compris Herman Van Rompuy, le futur président permanent du Conseil européen.





Lassitude face à l'institutionnel ? C'est vrai que celui-ci a occupé beaucoup de place, ces dernières années. Les débats de la Convention (qui ont produit le traité constitutionnel), les « non » français et néerlandais, la négociation du traité de Lisbonne - une version plus sobre de la « Constitution » - les réticences polonaises, le « non » irlandais, les foucades du président tchèque : on a énormément parlé d'institutionnel depuis 2001. Gageons qu'on en parlera nettement moins dans les années qui viennent. Et peut-être plus du tout avant longtemps.





Le traité de Lisbonne est évidemment d'une grande complexité : il reflète bien la complexité de l'intégration européenne elle-même. Il est clair cependant qu'il représente un progrès vers davantage d'Europe ; qu'il scelle des transferts de souveraineté de la part des Etats membres vers l'Union.





Ce mardi matin, au saut du lit, on n'en verra rien. Ce sera différent pour la Britannique Catherine Ashton, nommée le 19 novembre haute représentante de l'UE et vice-présidente de la Commission européenne, et qui prendra Aujourd'hui ses nouvelles fonctions. Elle remplacera principalement l'Espagnol Javier Solana, mais dans un rôle sensiblement renforcé, et partiellement intégré à la machinerie européenne, puisqu'elle sera membre de la Commission. Deux casquettes, deux allégeances : la baronne travailliste aura du mal à ne pas apparaître comme un monstre à deux têtes. Au temps de la Convention, cet étrange montage avait toutefois rassuré les pro-européens les plus convaincus, qui craignaient un renforcement fatal du « pôle intergouvernemental » avec la création du poste de président permanent du Conseil européen.





Catherine Ashton s'occupait du Commerce dans la Commission sortante. Ses anciennes attributions seront reprises dès ce mardi par l'Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, qui lui cède en échange son portefeuille des Relations extérieures. Le Belge Karel De Gucht ne prendra possession du maroquin du Commerce que début février.





Herman Van Rompuy, de son côté, a préféré attendre le 1er janvier pour rejoindre ses nouvelles responsabilités. Cela permettra au Premier ministre suédois de terminer, en solo, sa présidence semestrielle de l'UE. Dès le premier jour de 2010, José Luis Zapatero, le chef de gouvernement de l'Espagne, qui prendra le relais de la Suède, devra de ce fait partager les manettes et les honneurs avec le nouveau président permanent du Conseil européen. Un modus vivendi à inventer"¦





La boîte à outils de l'Union ayant donc été passablement améliorée, il ne reste plus aux responsables européens qu'à se mettre au travail avec ardeur...





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