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Yves Bertoncini cité dans l'Opinion : "Budget : la crédibilité perdue de la France"

le 08 Octobre 2014 à 10:16
Mention par Yves Bertoncini
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Yves Bertoncini, notre directeur, est cité dans l'Opinion dans un article intitulé "Budget : la crédibilité perdue de la France" le 8 octobre 2014.


Extraits:


Le budget de la France sera-t-il récusé par Bruxelles pour cause de déficit excessif ? Alors que le projet de budget 2015, bientôt en débat à l’Assemblée nationale, prévoit un net dérapage des finances publiques, le ministre des Finances Michel Sapin a reconnu mardi devant les députés socialistes une « tension positive maximale » ces jours-ci entre Paris et Bruxelles. « C’est une tension positive qui doit permettre d’obtenir une réorientation, a précisé le ministre. Mais il faut faire attention, car elle peut devenir négative (sic) ».

L’origine de cette tension est connue depuis plusieurs semaines : la France ne pourra pas respecter les engagements pris auprès de ses partenaires, que ce soit en termes d’objectif nominal ou, plus en encore, d’ajustement structurel. « Le projet pour 2015 est très en-deçà des efforts recommandés », avertit une source bruxelloise. Placée en procédure de déficit excessif, Paris doit convaincre ses partenaires de lui accorder un délai supplémentaire pour revenir sous les 3%, alors qu’elle avait déjà obtenu en 2013 un délai supplémentaire de deux ans. Le déficit public devrait en augmenter à 4,4% du PIB en 2014, et atteindre 4,3% en 2015. « Aller au-delà (dans la réduction des déficits) ne donnerait pas les moyens de soutenir la croissance et freinerait toute possibilité de reprise », a fait valoir lundi soir Manuel Valls devant des hommes d’affaires britanniques à Londres. « Il a raison, commente Yves Bertoncini, directeur du think tank Notre Europe. Mais les chauffards ne sont pas les mieux placés pour réformer le code de la route ».

Depuis 2008 en effet, la France n’a pas respecté une seule fois la règle des 3%. Alors que « cette affaire budgétaire a été négociée en 2007 par le président Sarkozy et approuvé en 2012 par son successeur François Hollande », rappelait cruellement Valéry Giscard d’Estaing mardi matin sur France Inter. Surtout, là où l’Italie et les Pays-Bas sont, à force de mesures drastiques, rentrés dans les clous, la France présente cette année encore une trajectoire qui ne va pas dans la bonne direction. « On est dans la situation du mari qui trompe sa femme, mais qui lui dit : ne t’inquiète pas, je vais te tromper encore un peu, mais je t’aime », résume Yves Bertoncini. « On paie aujourd’hui une certaine légèreté passée », reconnaît un membre de la commission des Affaires européennes à l’Assemblée nationale.

Pas sûr cette fois que la femme trompée, à savoir l’Union européenne, laisse passer l’affront. Certes, le budget français ne peut pas être rejeté, juridiquement parlant. Mais Bruxelles peut émettre un avis négatif. Pire, elle peut choisir la manière forte, et décider de sanctionner Paris, et lui infliger une amende qui peut aller jusqu’à 0,2% de son PIB. Seule une opposition de deux-tiers des Etats de l’Union pourrait l’en empêcher. Un quota qui n’a aucune chance d’être atteint, étant donné l’image désastreuse de la France à Bruxelles. « La France, c’est un mélange d’arrogance et de méconnaissance du fonctionnement européen », regrette ainsi un fin connaisseur des arcanes communautaires. Nos voisins européens ont par exemple très mal reçu la déclaration de Manuel Valls, selon laquelle la France déciderait « seule de ce qu’elle doit faire» pour assainir ses finances. Ils sont d’autant plus inquiets qu’ils attendent de la France qu’elle joue de nouveau son rôle de leader européen, afin de contrebalancer l’influence allemande. Or François Hollande peine à s’imposer à la table du Conseil européen, voire à soutenir des initiatives pourtant favorables à la France. Enfin, la Grèce, l’Espagne ou le Portugal refusent que la France bénéficie d’un traitement de faveur, alors qu’eux-mêmes ont dû faire des réformes drastiques ces dernières années.

Officiellement, Paris et Bruxelles ne se parlent pas, alors que se profile le bras de fer. . « On n’est pas du tout dans l’hypothèse d’un rejet du budget », assure un conseiller de François Hollande. Pourtant, depuis la fin de semaine dernière, les discussions ont déjà commencé entre les deux camps, au plus haut niveau. La France peut-elle convaincre Bruxelles que « les politiques d’austérité ne permettent pas de repartir dans le bon sens », comme l’affirme Manuel Valls, alors que sa crédibilité budgétaire est sérieusement atteinte ? C’est tout l’enjeu. L’arrivée de Jean-Claude Juncker à la tête de la commission, à compter du 3 novembre, est un atout : « Il y a une flexibilité chez Juncker, qu’on ne trouvait pas chez Barroso, affirme un bon connaisseur des institutions européennes. Et il aura sans doute la volonté de démarquer la commission de l’image de rigueur de la précédente». Par ailleurs, l’Elysée invoque « les circonstances imprévues et adverses », à savoir une croissance proche de zéro et une inflation très basse qui pèsent sur les recettes. Enfin, l’importance des réformes en cours ou annoncées par Manuel Valls est mise en avant.

L’arrivée de Pierre Moscovici au poste de Commissaire aux Affaires économiques et financières n’est, paradoxalement, pas un atout pour Paris. Perçu à Bruxelles comme l’incarnation du laxisme budgétaire français, l’ancien ministre de l’Economie français se voit contraint de donner des gages de fermeté. «Pierre Moscovici est aujourd’hui le moins bien placé pour accorder à la France la flexibilité qu’elle réclame », affirme Yves Bertoncini. « Si un pays, quel qu’il soit, grand ou petit, quel que soit son statut supposé, ne remplit pas les obligations qui sont prévues par les traités, ne prend pas les actions effectives, nécessaires, et fait l’objet à ce moment là d’une procédure, et c’est le cas de la France, je poursuivrai cette procédure sans faillir », a d’ores et déjà prévenu Pierre Moscovici.


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