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Yves Bertoncini dans l'Opinion « L’UE a créé une clientèle régionale qui peut devenir régionaliste »

le 17 Septembre 2014 à 17:07
Entretien par Yves Bertoncini
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Yves Bertoncini, notre directeur, est interviewé dans l'Opinion: « Par ses politiques, l’UE a créé une clientèle régionale qui peut devenir régionaliste », le 17 septembre 2014.



En cas de victoire du oui, l’Ecosse restera-t-elle automatiquement membre de l’UE ?

Ce serait quelque chose d’inédit, mais la réponse probable est non, pour la bonne raison que l’Ecosse n’est pas membre de l’Union européenne. Les membres de l’UE, ce sont les Etats. Si l’Ecosse s’affirme comme un nouvel Etat nation, elle devra déposer une demande d’adhésion formelle à l’UE. Sur un plan strictement juridique, ce ne serait pas une grosse difficulté d’accéder à sa demande, car elle applique déjà le droit de l’UE. La difficulté serait politique, car l’Union européenne est un club. Pour y entrer, il faut que tous les Etats soient d’accord. Rien ne le garantit, on n’entre pas dans l’UE comme dans un moulin. L’hypothèse selon laquelle au moins un pays bloquerait est une hypothèse sérieuse.

Quels sont les pays qui pourraient s’opposer à sa demande d’adhésion?

Premièrement, le pays concerné, en l’occurrence le Royaume-Uni. Mais en Ecosse, le référendum est engagé avec l’accord de Londres. Si le oui l’emportait, y aurait des négociations pendant la période de transition. Il peut y avoir des aigreurs, des ressentiments, mais ils trouveraient peut-être un arrangement. Ensuite, il y a les autres pays touchés par des poussées séparatistes, qui accepteraient difficilement de créer un précédent. Est-ce que Madrid voudrait offrir un argument à la Catalogne en lui disant qu’elle peut sortir de l’Espagne et être membre de l’UE deux ans plus tard, sans aucune difficulté ? J’en doute. Enfin, pour la France ou l’Allemagne, ce ne serait pas évident, car leur allié actuel, c’est Londres, pas Edimbourg.

Comment expliquer ces poussées autonomistes, en Ecosse, en Catalogne, en Flandre ?

Elles traduisent des pulsions identitaires, qui ne sont pas réductibles à des histoires de gros sous. Bien sûr, la solidarité devient de plus en plus difficile quand il y a moins d’argent et quand on est en période de crise. Mais cela va bien au-delà, et révèle des aspirations à mieux définir son identité dans le grand maelström de la mondialisation. Quand cette identité est portée par une langue spécifique, le flamand, le catalan, l’écossais, ça peut prendre, et ça prend. L’UE est parfois un peu désarmée face à ces dynamiques, car elle plaide certes pour l’Union dans la diversité, mais une Union qui fait la force.

En créant un autre niveau de pouvoir, en accordant une grande place aux régions, l’UE n’a-t-elle pas favorisé cette évolution?

Ce qui est sûr, c’est que l’Union européenne est vue par ces régions comme un échelon supérieur auquel il est utile d’avoir accès, pour des financements, et pour une sorte de considération, car on passe au-dessus de l’Etat central, on a des relations avec l’Union européenne. Les traités disent que l’UE est totalement neutre au regard de l’organisation interne des Etats membres et ne s’en mêle pas. Mais par ses politiques, et notamment la politique régionale, elle a créé une sorte de clientèle régionale qui peut parfois devenir une clientèle régionaliste. Il suffit de quelques cas pour que cela déclenche une dynamique de fragmentation pour l’UE.

De telles sécessions seraient-elles difficiles à gérer pour l’UE?

Ce serait beaucoup de temps de cerveau gaspillé, alors qu’il y a d’immenses défis, économiques, internationaux. Si des négociations s’engagent, il faudra reprendre les traités, modifier la pondération des voix, redispatcher le budget. Qu’il y ait 28 ou 30 Etats, cela ne changerait pas énormément de choses. Ce serait plutôt fâcheux pour le signal que cela enverrait, car cela pourrait encourager d’autres dynamiques séparatistes.


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