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Pascal Lamy

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Né en 1947, ancien élève d'HEC, de Sciences Po et de l'ENA, Pascal Lamy a commencé sa carrière ...
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Pascal Lamy dans la FAZ à propos du TTIP et de la France et l'Europe dans la mondialisation

le 29 Juillet 2014 à 16:30
Article par Pascal Lamy

Notre président d'honneur, Pascal Lamy, est interviewé dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, mardi 15 juillet 2014, à propos du TTIP et de la France et l'Europe dans la mondialisation, dans un article intitulé : "Das Freihandelsabkommen wird noch viele Jahre nicht kommen".


Extraits :


À propos de la durée de négociation du TTIP :

« L’idée qui a prévalu un temps selon laquelle l’accord serait conclu dès la fin de cette année est totalement irréaliste. »


Un homme libre, encarté au PS mais qui n’est pas souhaité au gouvernement, et qui s’implique donc dans divers think tanks :

« J’ai un style de vie modeste et n’ai donc pas besoin de mandat dans le conseil de surveillance de quelque entreprise qui soit. »


Un expert du commerce international qui tient un discours clair sur le TTIP :

« L’accord de libre-échange transatlantique est très différent des accords commerciaux classiques. Il s’agit là de fusionner des législations, et non simplement de rapprocher des droits de douane. C’est donc bien plus complexe. »

« Aujourd’hui, dans l’UE, nous avons atteint nos objectifs à 80% pour les marchandises et à 40% pour les services. En comparaison du poids économique de l’Europe, cela signifie que nous avons fait la moitié du chemin, en trente ans. »

« Lorsque je négocie des droits de douane, j’ai habituellement les producteurs contre moi et les consommateurs avec moi. En revanche, lorsque les négociations portent sur la réglementation, notamment en matière de sécurité alimentaire, ce sont généralement les producteurs qui me soutiennent, car ils envisagent la perspective d’un grand marché alors que les consommateurs s’opposent à moi, car ils craignent une diminution du niveau des normes. »

« Jusqu’à présent, les parties prenantes à la négociation n’ont pas encore défini ce qu’elles voulaient précisément négocier. »

« Les Européens ne vont bien entendu pas dire qu’ils acceptent la législation américaine relative aux pare-chocs de voitures mais qu’en échange, les Américains doivent adopter leurs normes en matière de médicaments. »

L’adoption d’une réglementation intégrant le principe de précaution, pour protéger l’environnement et les consommateurs, « constitue un signe de progrès et un fait socio-économique. »

« Il est évident qu’il ne faudrait pas utiliser de pesticides pour les fleurs coupées. En revanche, cela me semble absolument inutile de réduire le nombre de permis de construire de 50 à 15. »

« Si l’UE et les États-Unis parvenaient à se mettre d’accord sur un crash test pour les voitures, il deviendrait alors une norme mondiale que d’autres pays s’empresseraient d’adopter. »


À propos de la France dans la mondialisation et de ses réformes :

« Les Français diabolisent le monde qui les entoure. »

« Je me sens en phase avec 95% des socio-démocrates de ce monde. Mais je dois admettre que bon nombre des 5% restants vivent en France. »

« [Ce qui est considéré par de nombreux observateurs comme une « politique de l’offre »] va dans la bonne direction, enfin, avec 40 ans de retard. Cependant, cela ne suffit pas. Et je dois admettre que même cette faible dose de réformes doit faire face à une forte opposition politique. »

Les réformes en France sont « fréquentes » : « pourtant, depuis quarante ans, notre budget n’est plus équilibré ; depuis vingt ans, nous connaissons un chômage de masse et depuis dix ans, nous perdons en compétitivité. »

« Mais la capacité de la France à faire face aux problèmes est plus faible qu’ailleurs. »

« L’enfer, c’est les autres. »

« Si vous pensez que le problème, c’est le reste du monde et non vous, alors vous n’avancez pas. »


À propos du poids de la France en Europe et dans le monde :

« La tentative est légitime [de parler des « succès » de la France en matière de politique européenne et de sa capacité à influencer le monde]. Mais la France compte aujourd’hui beaucoup moins. Le nombre de bombes atomiques et la détention d’un siège au Conseil de sécurité de l’ONU n’ont plus autant d’importance. »

La France réunit toutefois toutes les conditions pour réussir sur le plan économique : « regardez tout simplement nos entreprises multinationales. Le problème est que la France est largement mondialisée dans son corps, mais pas dans sa tête. »

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