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Jacques Rupnik

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Directeur de recherches à Sciences-Po.
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"Europe sans barrières" et "Europe qui protège"

le 19 Décembre 2008 à 17:18
Tribune par Jacques Rupnik

Les présidences juxtaposées de l'Union européenne de la France et de la République tchèque fournissent un bon révélateur de leurs approches et visions respectives du projet européen. C'est l'occasion à travers la formulation par chacun des priorités de sa présidence, de l'articulation faite entre les intérêts nationaux et ceux de l'Union, entre la couleur politique des gouvernements en place et la référence aux valeurs européennes partagées sensées fournir le socle commun.


Il convient cependant de relativiser la portée d'une présidence de l'UE. d'abord il s'agit de priorités européennes et il ne peut être question pour le pays qui préside d'imposer « ses » priorités, mais de rechercher un consensus à travers le dialogue et la concertation avec la commission et les Etats-membres. Mais surtout, la présidence tournante est beaucoup trop brève pour permettre de modifier en profondeur l'agenda européen. Comme l'a dit Silvio Berlusconi inaugurant la présidence italienne après un échange vif avec les députés au Parlement européen: « Rassurez vous, ce n'est que pour six mois ! ». Les présidences sont courtes alors que les priorités de l'Union qu'il s'agit de formuler sont à long terme. d'où la nécessaire de la coordination entre présidences successives, le « trio » France - République tchèque-Suède, en l'occurrence. Et l'importance de distinguer ce qui relève pour chacune des présidences de l'UE, des priorités de fond, des questions de coordination ou de « timing » politique.


Il importe aussi, en analysant les priorités des pays qui président l'Union faire la distinction entre celles des gouvernements et celles souhaitées par l'opinion publiques ou par les acteurs de la société civile. Les opinions publiques des pays membres de l'UE donnent comme priorités : l'emploi, les prix, la criminalité, la santé, l'immigration, etc. 58% des Européens (60% des Français, 45% des Tchèques) considèrent positivement leur appartenance à l'UE. Une différence notable s'exprime sur les élargissements futurs. Les nouveaux membres y sont, dans l'ensemble, beaucoup plus favorables que les anciens où l'opinion est nettement hostile à la poursuite de l'élargissement (66% des Allemands, 62% en France, 61% en Autriche). Les opinions les plus négatives concernent une adhésion éventuelle de la Turquie et à un moindre degré l'Albanie. Seule l'adhésion de la Croatie a le soutien de plus de la moitié des Européens. 70% des citoyens Européens soutiennent l'idée d'offrir un autre type de relation avec l'UE différant de l'adhésion. l'élargissement de l'UE ne pourra se poursuivre sans une évolution des opinions publiques européennes.

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