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Cristina  Stănculescu

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Née dans une petite ville au pied des Carpates, Cristina est assistante de cours à l'ULB et ...
Aziliz Gouez

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Aziliz Gouez est titulaire du diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et d’un DEA de ...
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Rencontre avec Ana Blandiana, poétesse roumaine

le 16 Octobre 2008 à 10:31
Entretien par Cristina Stănculescu et Aziliz Gouez

Cet entretien est également disponible en roumain.

Otilia Valeria Coman, plus connue sous son nom de plume d'Ana Blandiana, est une poétesse roumaine née à Timişoara en 1942, et dont l'oeuvre est Aujourd'hui traduite dans une quinzaine de langues. Ses premiers textes sont publiés dans Tribuna, en 1959, puis dans une anthologie de la jeune poésie roumaine intitulée 30 de poeţi tineri. Après une interdiction de publication due aux positions de son père, prêtre orthodoxe qui passa plusieurs années dans dans les prisons communistes, Ana Blandiana fait son retour littéraire en 1963 dans Contemporanul. Elle s'installe en 1967 à Bucarest, où elle travaille comme rédactrice du magazine littéraire Amfiteatru, puis comme libraire à l'Institut des Beaux Arts. Dans la deuxième moitié des années 1980, Ana Blandiana commence à écrire des poèmes contestataires. "Totul' (1984) dresse ainsi un inventaire des éléments de la vie quotidienne de l'époque à Bucarest et met en lumière le fossé qui sépare les discours officiels sur la réalité roumaine et la perception de la monotonie et de la pauvreté ambiantes. Le numéro d'Amfiteatru dans lequel était paru le poème est immédiatement retiré de la circulation, mais celui-ci n'en est pas moins traduit dans plusieurs médias occidentaux et diffusé sous le manteau en Roumanie. 


Après la révolution roumaine de 1989, Ana Blandiana entre dans la vie politique. Elle est l'initiatrice de la création d'un Mémorial de la résistance et des victimes du communisme, à Sighet, ville du Nord de la Roumanie. Prison de droit commun construite en 1897 par l'empire austro-hongrois, le b timent avait été transformé à partir de 1944 en un centre de déportation des Juifs et des militants anti-fascistes, avant de devenir l'une des plus sinistres prisons du système d'épuration politique communiste. Lorsqu'en 1998 le Conseil de l'Europe prend la décision de le retenir parmi les trois premiers lieux de la mémoire européenne, avec Auschwitz et le Mémorial de Caen, la presse roumaine titre sur le « sacrilège de Sighet » et accuse Ana Blandiana d'avoir « vendu à l'étranger les souffrances de la Roumanie ». La défaite de Ion Illiescu aux élections de 1996 signe néanmoins un changement d'attitude du pouvoir vis-à -vis de Sighet, qui devient en 1997 « lieu d'intérêt national ». Sur le site Internet du musée (www.memorialsighet.ro) figure Aujourd'hui le credo d'Ana Blandiana : « Quand la justice ne parvient pas à s'instituer comme une forme de mémoire, alors la mémoire peut à elle seule être une forme de justice ». 


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