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Eneko Landaburu

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Entré à la Commission européenne en 1986, Eneko Landaburu a été Directeur général de la ...
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Eneko Landaburu sur Euractiv.com « L’aide de l’UE au Maroc n’est pas conditionnelle aux droits de l’Homme »

le 18 Octobre 2013 à 16:53
Entretien par Eneko Landaburu
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Eneko Landaburu, conseiller spécial du président António Vitorino, est interviewé par Euractiv.com à propos de l’aide de l’UE au Maroc.

« L’aide de l’UE au Maroc n’est pas conditionnelle aux droits de l’Homme »

Eneko Landaburu, espagnol de nationalité, est un ancien directeur général pour les relations extérieures de la Commission européenne. Il a été l’ambassadeur de l’UE au Maroc entre 2009 et 2013. Depuis quelques mois, il est conseiller spécial du président de l’Institut Jacques Delors - Notre Europe à Paris. Il s’est exprimé à l’occasion de la conférence « Réinventer L’Europe » organisée par le Nouvel Observateur au Bozar à Bruxelles.

Il s’est confié à Georgi Gotev, rédacteur senior d'EurActiv.


Vous venez de terminer votre mandat comme ambassadeur de l’UE au Maroc, un partenaire important de l’Union dans le pourtour méditerranéen. Quelle est l’action de l’UE dans ce pays dans le domaine de l’aide au développement ?


Les relations entre l’Union européenne et le Maroc sont fortes, pour des raisons historiques, géographiques et de proximité. Ces relations proviennent aussi de la nature d’un régime : le Maroc connaît une certaine stabilité par rapport aux autres pays arabes qui ont connu les mouvements du « printemps arabe ». Tous ces évènements ont confirmé cette situation. Il y a un parti islamiste au pouvoir, mais en coalition avec d’autres. Le pays compte toutefois des institutions fortes et une très forte adhésion populaire au roi.

Cette stabilité permet depuis de longues années de travailler de façon assez bonne et de développer des politiques d’aide. Le Maroc est le pays de la région qui reçoit le plus d’aides, environ 200 millions d’euros d’aide publique sur une base annuelle. Il faut ajouter les actions de la Banque européenne d’investissement, elle octroie autour de 500 millions d’euros de prêts par an. L’Europe est le premier pourvoyeur d’aide publique au Maroc depuis déjà longtemps, c’est un partenaire tout à fait important et privilégié.


Mais à quoi sert cette aide ?


Elle vise essentiellement à essayer de moderniser l’économie marocaine. Un volet est consacré à l’investissement dans un certain nombre d’infrastructures : l’aide à la gouvernance économique par l’assistance technique très forte, la capacité d’intervenir pour cofinancer des systèmes d’aide aux petites et moyennes entreprises.

Un autre volet concerne la participation aux efforts de politique sociale d’une façon générale. Nous participons à des programmes d’alphabétisation, c’est un pays qui a encore 30 % d’analphabètes, il s’agit donc d’un problème structurel pour le Maroc.

Mais nous sommes intervenus. Prenons un exemple que j’ai vécu de près : le financement d’un système de santé universelle. Les soins de santé sont gratuits pour les catégories les plus défavorisées.

Nous sommes intervenus aussi grâce à un programme particulier pour le développement du système éducatif et notamment des écoles rurales. Objectif : attirer des enfants qui n’avaient pas la possibilité d’être scolarisés en raison de l’éloignement.

La nouveauté qui est intervenue après le printemps arabe est la réorientation de la politique d’aide de l’UE. Nous allons être plus présents dans l’appui de la société civile, comme élément de renforcement démocratique et de consolidation des avancées démocratiques. Nous finançons des associations qui défendent les droits de l’Homme et servent à améliorer le sort des prisonniers. Nous finançons le Parlement marocain pour une plus grande efficacité technique dans son élaboration de lois.


Mais l’État vous laisse-t-il faire ? À ma connaissance, le Maroc est un État autoritaire, non ?


Oui.


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