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Sofia Fernandes et Kristina Maslauskaite dans l'AGefi "Dimension sociale de l’union monétaire"

le 03 Octobre 2013 à 12:31
Mention par Sofia Fernandes et Kristina Maslauskaite
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Sofia Fernandes et Kristina Maslauskaite sont mentionnées dans l'AGefi dans un article intitulé "Dimension sociale de l’union monétaire" au sujet de leur policy paper publié par Notre Europe-Institut Jacques Delors sur la dimension sociale de l'UEM.

Dimension sociale de l’union monétaire

MERCREDI, 25.09.2013

Elle permettrait d’améliorer le fonctionnement de l’euro et de renforcer sa légitimité en déclin.

HENRI SCHWAMM*

On sait que le projet européen souffre d’un «déficit démocratique». On réalise, à la lecture de la dernière étude de Notre Europe – Institut Jacques Delors, qu’il souffre également d’un «déficit social». Les chefs d’Etat et de gouvernement devraient, aux Conseils européens d’octobre et de décembre prochains, tenter de définir les composants d’une «nouvelle dimension sociale de l’Union économique et monétaire (UEM)». Vaste programme!

Deux chercheuses de l’Institut en question (Sofia Fernandes et Kristina Maslauskaite) défendent la thèse qu’ajouter une dimension sociale dans la zone monétaire commune permettrait à la fois d’améliorer le fonctionnement de l’UEM et de renforcer sa légitimité en déclin. Des politiques sociales communes pourraient contribuer à réduire le risque de chocs asymétriques (ou, autrement dit, à améliorer la symétrie du cycle économique des Etats membres) et à promouvoir une capacité d’ajustement socialement acceptable via une capacité fiscale commune d’absorption des chocs et un accroissement de la mobilité de la main-d’œuvre.

Les deux chercheuses mandatées par le think tank se sont intéressées à deux catégories d’arguments plaidant en faveur de l’adjonction d’une dimension sociale à l’union économique, budgétaire, bancaire et politique dans la zone euro: les fonctionnels, relatifs à la viabilité à long terme de l’UEM, et les politiques, portant sur sa légitimité. Les opinions publiques voient souvent dans l’euro une menace pour les systèmes de protection sociale nationaux.

On sait que pour pouvoir fonctionner d’une manière optimale, une zone monétaire implique un certain degré de symétrie entre les économies membres. Si le niveau de symétrie n’est pas suffisant, des mécanismes d’ajustement ou une compétence budgétaire centralisée peuvent le compenser.

Par mécanismes d’ajustement, on entend des instruments reposant sur le marché, à savoir la mobilité de la main-d’œuvre et la flexibilité des prix et des salaires. Quand un choc asymétrique important survient, une modification rapide des salaires et des prix peut s’avérer nécessaire pour maintenir la compétitivité. Pour autant, le recours à la flexibilité ne va pas sans conséquences sociales. La «flexibilité salariale» désigne généralement des ajustements plutôt douloureux (réductions directes des salaires nominaux ou plans de licenciement). Elle est nécessaire en cas de choc majeur, mais il vaut mieux, du point de vue social, recourir si possible à la mobilité de la main-d’œuvre. Cette mobilité reste généralement très faible dans la zone euro. Seuls 3% des citoyens européens en âge de travailler vivent aujourd’hui dans un autre pays de l’UE que le leur. Si l’on veut améliorer le fonctionnement de la zone euro, il faut faciliter cette mobilité. Par exemple, en améliorant la transférabilité des droits à pension complémentaire ou en adoptant un accord de coopération entre agences nationales pour l’emploi de la zone.

Le manque de symétrie et/ou de flexibilité dans la zone monétaire peut aussi être compensé par la mise en place d’une capacité budgétaire centralisée. Mieux que les mécanismes d’ajustement reposant sur le marché, cette solution permettrait, selon les chercheuses, d’amortir les chocs asymétriques par le biais de transferts budgétaires entre les membres de la zone euro. Elle réduirait la tendance à utiliser les politiques sociales comme variables d’ajustement en cas de choc asymétrique. Elle pourrait prendre la forme d’un système d’assurance chômage qui ferait office d’instrument de stabilisation macroéconomique.

La dimension sociale de l’UEM se justifie également par des arguments politiques. Les Etats membres de l’UEM, qui ne peuvent plus compenser les pertes de compétitivité en dévaluant, doivent se livrer concurrence sur les coûts directs du travail. Si un certain degré de concurrence entre les Etats est bienvenu dans la mesure où il pousse à améliorer le fonctionnement du service public (concurrence sur la qualité), la concurrence qui vise à réduire les coûts de production peut conduire les Etats membres sur la pente glissante d’un nivellement vers le bas. Pour limiter la compétition sociale, l’UEM devrait donc adopter des normes sociales communes (salaires et revenus minimaux). Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

* Université de Genève

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