Helsinki
Bruxelles
Lisbonne
Actualités et Archives de Jacques Delors
Actualités & Archives de
Jacques Delors
Accéder
Soutenez l'Institut Jacques Delors !
Cliquez ici
S'inscrire à la newsletter
S'inscrire à la newsletter
Consulter les newsletters
AGENDA
Chercher
Thèmes :
Choisir...
Choisir un thème
Types :
Choisir...
Choisir un type
Dates :
Choisir...
Valider
Union européenne et Citoyens

Lyon, 21 juin 2008 - Discours de Giorgio Napolitano

le 21 Juin 2008 à 16:41

Je vous remercie de l'hommage qui est, à travers ma personne, rendu à l'Italie en tant qu'invité d'honneur. Je vois en cela la reconnaissance de la contribution que mon pays a donnée dès la naissance, et même la conception, de l'Europe communautaire. L'Italie a gagné sa place dans l'histoire de l'intégration européenne grâce à des personnalités clairvoyantes et déterminées, qui ont suscité un mouvement d'opinion et un consensus politique en faveur de l'adhésion à la déclaration Schuman, à la Communauté du Charbon et de l'Acier, au projet de Communauté Européenne de Défense. 

Je me réfère à un grand homme politique et d'Etat, Alcide de Gasperi, qui a été réellement un des pères fondateurs de l'Europe communautaire, et à Altiero Spinelli, qui a été un grand prophète et combattant du mouvement fédéraliste européen.

Et encore aujourd'hui nous aurions besoin - laissez-moi le dire - aussi bien de bâtisseurs savants et réalistes que d'inspirateurs ardents et pugnaces, pour faire avancer la cause de l'Europe. Et surtout, je me dois d'ajouter, la cause de l'Europe politique. Ce qui caractérisait, peut-être d'une façon particulière, la position italienne dès le commencement de l'aventure européenne fut l'idée d'une Europe unie non seulement dans le domaine de l'économie et du marché, mais sur le plan politique. c'était là l'idée de De Gasperi et de Spinelli, chacun dans son rôle, idée qui fut fatalement compromise par la faillite du projet de Communauté Européenne de Défense.

Mais n'est-ce peut-être pas là le grand thème qui est revenu d'actualité de manière si pressante? Même après l'inéluctable renonciation à l'adoption, patiemment préparée, d'une Constitution, voire d'un Traité constitutionnel, la mise en œuvre du texte-même du compromis signé à Lisbonne propose à nouveau ce choix fondamental : autrement dit, la nécessité historique de donner à une intégration européenne, qui a dépassé même le seuil déjà si avancé de l'unification monétaire, l'élan politique et l'horizon politique qui lui font encore défaut.

Bien présente à notre mémoire - et il vaut la peine de la rappeler - est la mission à laquelle fut appelée la génération des Européens qui avaient vécu la tragédie d'une seconde guerre mondiale dans le cœur de l'Europe, tout comme celle des jeunes Européens qui, il y a soixante ans, prirent - pleins d'espoirs mais en conditions très dures - la voie de l'engagement civil et politique. Il s'agissait d'une mission qui consistait à pacifier et reconstruire une Europe bouleversée et à demi détruite ; à surmonter les antagonismes fatals qui avaient lacéré les rapports entre les principaux pays de l'Europe continentale. Et C'est dans ce noyau occidental de l'Europe, dépositaire d'une antique communauté de civilisation, qu'il fut possible de jeter les bases d'une réconciliation et d'une unité qui n'auraient pu s'étendre au continent tout entier qu'au cours des décennies à venir. 



Contact - Plan du site - Mentions légales - Jobs
Institut Jacques Delors - 19, rue de Milan - 75009 Paris - Tel. +33 1 44 58 97 97 - Email : info@delorsinstitute.eu
Jacques Delors Institut – Berlin, Pariser Platz 6, 10117 Berlin
Powered by Walabiz
Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site internet.
En utilisant ce dernier, vous acceptez l'utilisation des cookies.