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Yves Bertoncini dans La Libre Belgique: "Une architecte européenne malgré tout"

le 09 Avril 2013 à 17:02
Entretien par Yves Bertoncini
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Yves Bertoncini, notre directeur, réagit à la mort de Margaret Thatcher dans La Libre Belgique en analysant son rapport à l'UE dans un entretien publié le 9 avril 2013.

Extraits: 

Une architecte européenne malgré tout

Gilles Toussaint



L’ex-Dame de fer était un partenaire difficile autour de la table européenne. Mais elle n’était pas une saboteuse.

Directeur de l’institut de recherche "Notre Europe" fondé par Jacques Delors, Yves Bertoncini nous éclaire sur les relations d’amour-haine que Margaret Thatcher entretenait avec l’Union européenne.


Quels sont selon vous les apports de Mme Thatcher à la construction européenne ?


Elle a toujours été dans une logique d’optimisation très pragmatique, mais cela montrait aux Britanniques que la voix du Royaume-Uni comptait et que leurs intérêts nationaux étaient bien défendus dans la Communauté Economique Européenne. Du coup, l’opinion publique anglaise vis-à-vis de l’Europe, sans être enthousiaste, n’était pas si mauvaise que cela.

Cela contraste très fort avec la situation actuelle où l’on a un Premier ministre britannique très affaibli au sein de l’UE, qui s’est notamment tenu à l’écart de tout ce qui se passe dans la zone euro et même du pacte budgétaire. Les citoyens de son pays voient bien qu’il ne pèse pas vraiment à ce niveau et dès lors leur attachement à l’Union est plus faible que jamais. Même si ce n’est évidemment pas la seule raison.

Margaret Thatcher était un partenaire difficile, mais avec qui on pouvait faire des compromis. Elle a su pousser certaines priorités britanniques comme le marché unique où l’élargissement européen dans l’idée de créer un grand espace de prospérité et de paix. A la chute du mur, elle s’est rapprochée de François Mitterrand et n’a pas accueilli très favorablement la réunification allemande. Elle avait peur que ce pays devienne une puissance trop forte. En revanche, elle était plus favorable que les Français à l’accueil des pays d’Europe centrale et orientale car, à ses yeux, cela pouvait bénéficier à l’Europe dans son ensemble.


Au niveau des entraves, il y a le fameux “I want my money back”…


C’est quand même un poison qu’elle a instillé dans les négociations budgétaires communautaires, même si tout est dans la dose. En soi, le fait que l’on puisse regarder l’argent qui sort et l’argent qui rentre n’est pas complètement absurde. Mais le problème, c’est qu’elle a incarné cette logique de manière assez exclusive. La philosophie thatchérienne consistant à dire : "Un euro s’en va, donc un euro revient"contribue à une idée de la construction européenne selon laquelle il n’y a pas de transfert et donc pas de solidarité. Elle n’a jamais obtenu complètement satisfaction, mais elle a laissé l’image de quelqu’un qui avait voulu obtenir cela. En outre, elle a mis en avant les impacts financiers négatifs pour son pays, sans jamais mettre en lumière les bénéfices.

A sa décharge, au moment où elle a dit cela, le Royaume-Uni était un des pays les plus pauvres de la CEE. Il n’était donc pas complètement anormal qu’elle s’exprime de la sorte à ce moment-là. Le problème, c’est que ses héritiers continuent à le dire aujourd’hui alors que la situation économique du pays n’est plus du tout la même.

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