Helsinki
Bruxelles
Lisbonne
Actualités et Archives de Jacques Delors
Actualités & Archives de
Jacques Delors
Accéder
Soutenez l'Institut Jacques Delors !
Cliquez ici
S'inscrire à la newsletter
S'inscrire à la newsletter
Consulter les newsletters
Communiqués de presse
Nomination de M. Sébastien Maillard à la direction de l’Institut Jacques Delors
4/09/2017 par nconti
Enrico Letta nommé Président de l’Institut Jacques Delors
5/07/2016 par nconti
De la Communauté européenne de l'énergie à l'Union de l'énergie
26/01/2015 par sbaz
Un nouveau rapport européen appelle à protéger la diversité cinématographique
20/11/2014 par sbaz
Le Prix de l’Initiative européenne 2014 décerné à Y.Bertoncini & T.Chopin
27/06/2014 par lmarnas
Revues de presse
Yves Bertoncini dans les médias en 2016
9/05/2017 par nconti
L'Institut Jacques Delors dans les médias en 2016
2/05/2017 par nconti
Jacques Delors dans les médias en 2015
13/05/2016 par nconti
Yves Bertoncini dans les médias en 2015
31/03/2016 par nconti
La déclaration du comité européen d'orientation de l'Institut Jacques Delors 2014 dans les médias
19/02/2015 par sbaz
Auteur
Yves Bertoncini

Yves Bertoncini

Yves Bertoncini a été Directeur de l'Institut Jacques Delors (2011-2017). Il assiste le ...
AGENDA
Chercher
Thèmes :
Choisir...
Choisir un thème
Types :
Choisir...
Choisir un type
Dates :
Choisir...
Valider
Médias

Yves Bertoncini dans La Croix : "L’Union européenne reste un exemple de réconciliation durable"

le 10 Décembre 2012 à 09:56
Entretien par Yves Bertoncini
Imprimer
Envoyer par e-mail

A l'occasion de la remise du Prix Nobel de la Paix à l'UE, Yves Bertoncini, notre directeur, analyse pour le journal La Croix, le 10 décembre 2012, la portée du Prix Nobel de la Paix pour les Européens.

Yves Bertoncini, directeur du groupe de réflexion Notre Europe – Institut Jacques Delors

La Croix : Les Européens ont-ils compris le choix du comité Nobel ?


Yves Bertoncini : Le comité Nobel a déjà expliqué les raisons de son choix, mais sa voix a été couverte par les critiques.La cérémonied’aujourd’hui sera certainement pour ses membres l’occasion de faire un peu de pédagogie. Ce concert de critiques est néanmoins compréhensible. Trois raisons expliquent pourquoi les Européens n’ont pas toujours compris l’attribution du prix Nobel de la paix à l’UE. La première est conjoncturelle. Elle tient à la crise de la zone euro, qui a donné lieu à des stéréotypes ineffables, comme « les Grecs sont paresseux ». En apparence, ces stéréotypes ont ébranlé la solidarité entre les membres de l’Union. L’attitude de l’UE en Grèce a aussi donné lieu à certaines critiques des institutions européennes, que je peux comprendre, mais cela ne doit pas remettre en cause le fait que la construction européenne ait apporté la paix. Dire que pour ces raisons, l’UE ne mérite pas le Nobel de la paix, c’est comme dire qu’un acteur n’aurait pas dû recevoir un Oscar parce qu’il est mauvais musicien !


Quelles autres raisons expliquent cette incompréhension ?

Une autre raison est structurelle. Dans les pays d’Europe du Nord, ce n’est pas l’Union européenne qui a apporté la paix ou la démocratie… Elles existaient déjà avant l’adhésion. Il y a donc une forme de scepticisme, de moindre enthousiasme. À l’inverse, pour des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, ceux qui ont adhéré en 2004(en particulier les pays qui étaient sous le joug soviétique, NDLR.), et qui ont connu des expériences politiques douloureuses, l’Union européenne rime davantage avec paix, réconciliation, droits de l’homme, démocratie. Dans ces pays, l’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union peut être perçue de manière plus positive. Enfin, une autre raison tient au fait que la paix est considérée comme un acquis, comme l’air que l’on respire, surtout chez les jeunes générations.


L’Union européenne reste-t-elle considérée comme un modèle dans le monde ?

Quand, de l’extérieur, vous observez ce qui se passe au sein de l’UE, vous constatez que les Européens se querellent. L’image de l’Europe est incontestablement affaiblie. J’étais néanmoins en Serbie récemment et le premier ministre citait en exemple la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), créée après la déclaration Schuman, qui date de 1950, soit cinq ans après fin de la Seconde Guerre mondiale. Il disait : « Nous, cela fait vingt ans qu’on a fini la guerre et on n’est toujours pas capable de se parler ! » L’Union européenne reste un exemple de réconciliation durable. L’Union africaine a essayé de se calquer sur elle. Et au Moyen-Orient, ils cherchent leur CECA.




Contact - Plan du site - Mentions légales - Jobs
Institut Jacques Delors - 19, rue de Milan - 75009 Paris - Tel. +33 1 44 58 97 97 - Email : info@delorsinstitute.eu
Jacques Delors Institut – Berlin, Pariser Platz 6, 10117 Berlin
Powered by Walabiz
Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site internet.
En utilisant ce dernier, vous acceptez l'utilisation des cookies.