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Union européenne et Citoyens

Résultats de Tomorrow's Europe : Le premier Sondage Délibératif paneuropéen révèle les préférences des citoyens

le 18 Octobre 2007 à 17:15
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Bruxelles, jeudi 18 octobre 2007 - C'est une première mondiale : un microcosme scientifique de 362 citoyens des 27 Etats membres de l'Union européenne a été rassemblé dans un même lieu, au Parlement européen à Bruxelles, pour discuter en 22 langues de problématiques relatives à l'avenir de l'Union européenne ainsi que de ses Etats membres : retraites, emplois, globalisation, influence internationale de l'UE.

Les participants ont acquis de façon spectaculaire de nouvelles connaissances et par la même occasion ont changé d'avis. Suite au débat, portant sur la question de « l'Europe dans le monde », une majorité des participants des 12 nouveaux pays membres ont altéré leur point de vue, se rapprochant ainsi de l'opinion des anciens Etats membres.


Retraites, emplois: les Européens sont près à faire des sacrifices


Dans le domaine de la politique sociale, l'échantillon s'est montré plus enclin, suite au débat, à consentir à des sacrifices pour assurer leurs retraites. La proportion de personnes favorable à « relever l' ge de la retraite » est passé de 26% à 40%. Et le soutien pour « rendre attractif l'allongement de la vie de travail avant la retraite » est passé de 57% à 70%. Les participants ont de plus en plus pris conscience du fait que « garder intactes les règles régissant les retraites engendrerait la faillite du système de pension » (de 50% à 59%). En ce qui concerne les réformes économiques, la proportion de ceux qui étaient partiellement ou très en faveur du soutien aux investissements étrangers est passé de 58.4% à 69.3%.


Résistance à de futurs élargissements


Le pourcentage de personnes en faveur de « l'admission de pays supplémentaires dans l'UE, à la condition qu'ils remplissent tous les critères politiques et économiques appliqués aux membres » a été ramené de 65% à 60%. En ce qui concerne la Turquie, le soutien à son adhésion, pour peu qu'elle remplisse toutes les conditions, est passé de 55% à 45%. Quant à l'Ukraine, il est passé de 69% à 55%.

Ces résultats ne se sont pas révélés être liés aux préoccupations concernant les Musulmans. Aucun changement d'opinion significatif n'est apparu quant à la question de savoir si « l'adhésion à l'UE d'un pays musulman rendrait l'UE trop hétérogène » (43% avant et 41% après). La même conclusion peut être tirée concernant « l'amélioration des relations avec le monde musulman par l'adhésion à l'UE d'un pays musulman » (49% avant et 47% après). Par contre, il est à noter un revirement d'opinion par rapport à la question de la « complexification de la prise de décision par l'UE si de nouveaux pays venaient à y adhérer » (de 52% à 62%).


L'impression générale, confirmée, qui s'en est dégagée, a été que l'UE « intégrait trop de pays et trop rapidement » (46% avant débat et 53% après).


Le rôle de l'UE dans le monde: pour une Europe plus présente


Les personnes interrogées ont massivement soutenu, tant avant qu'après, l'usage de la force militaire à certaines fins - « défendre un pays européen lorsqu'il est en proie à une attaque armée » (80% avant et 83% après), et « prévenir un génocide dans d'autres pays » (82% avant et 81% après). Toutefois, le soutien à l'usage de la force militaire « pour éradiquer la menace engendrée par les armes de destruction massive » est tombé de 70% à 59%. Et le soutien au renforcement de la puissance militaire dans son propre pays a chuté de 39% à 31%, après délibération.


De plus, l'importance croissante des relations avec la Russie a été considérée comme problématique. La forte « dépendance énergétique de l'Europe vis-à -vis de l'offre russe » est passé de 81% à 83% (une faible augmentation mais considérable d'un point de vue statistique). Le poids de « l'ingérence de la Russie dans les affaires des pays de l'Europe de l'Est et de l'Asie centrale » est passé de 65% à 74% après délibération.


Après délibération, les Européens veulent plus d'Europe


Le pourcentage de ceux qui souhaitent que l'UE joue un rôle plus important en ce qui concerne les questions relatives aux retraites est passé de 32% à 41%, alors que celui qui de ceux qui souhaitent que ce soient les Etats membres qui décident dans ce domaine indépendamment de l'UE est passé de 54% à 46%. d'autre part, nombreux ont été ceux qui souhaitent voir l'UE jouer un rôle plus conséquent dans certains domaines - le soutien à un rôle de l'UE dans l'approvisionnement énergétique est passé de 52% à 59%, le soutien à un rôle de l'UE dans les relations diplomatiques est passé de 55% à 63%.


Convergence entre anciens et nouveaux Etats membres


Les différences entre les anciens et nouveaux Etats membres en ce qui concerne l'élargissement ainsi que sur de nombreux autres sujets sont apparues au fil de la discussion. Les participants en provenance des 12 nouveaux Etats membres depuis 2004 avaient, de manière générale, au départ des points de vue discordants. Ils sont ceux qui ont le plus changé leur point de vue durant les délibérations en rapprochant davantage à la fin du processus des opinions des participants des anciens Etats membres. La délibération n'a pas seulement rapproché physiquement, dans un même lieu, les « anciens » et les « nouveaux », elle a également permis de rapprocher les opinions.


La plus grande différence enregistrée entre les anciens et nouveaux Etats membres a été celle sur l'admission de l'Ukraine. Le soutien des participants des nouveaux Etats membres est passé de 78% à 49% (une chute de 29 points). Il n'est passé que de 65% à 57% chez les participants des anciens Etats membres. Les participants des nouveaux Etats membres ont altéré leur opinion sur la question du soutien à un pays musulman qui souhaiterait rejoindre l'UE (un basculement de 52% à 33%). Parmi les participants des anciens Etats membres, le soutien à l'adhésion d'un pays musulman s'est en fait accru (de 38% à 45%).


Concernant des problèmes communs tels que la retraite, une plus grande convergence d'opinion est apparue à l'issue des délibérations.


Par exemple, le pourcentage des participants des nouveaux Etats membres en accord avec la proposition suivante « garder intact les règles régissant les retraites engendrera la faillite du système de pension » est passé de 45% à 59%. Alors que le pourcentage de participants des anciens Etats membres en accord était à la base plus élevé mais a atteint le même niveau (de 52% à 59%). De points de départ différents, les anciens et les nouveaux se sont de manière générale rapprochés, les nouveaux changeant plus fortement. Pour chacune des 119 questions concernant les comportements, les questions sociétales et les questions de politiques générales, les participants des nouveaux Etats membres ont changé d'opinion, entre avant et après délibération, 45% de plus que ceux des anciens Etats membre.


Acquis de connaissance


Les acquis de connaissance sont spectaculaires pour l'ensemble de l'échantillon, qu'il s'agisse de ressortissants de nouveaux ou d'anciens Etats Membres. Avant la délibération, les nouveaux Etats Membres ont répondu à 9 questions de connaissance, avec un résultat moyen de 37% de bonnes réponses. Après la délibération, ce pourcentage atteignait 53%, un gain de 16%. Même tendance dans les anciens Etats Membres (une moyenne de 40% de bonnes réponses avant la délibération, et un score final de 56% après). Les questions portaient sur des sujets tels que le budget de l'UE (+22 points de réponses correctes), le mode d'élection des membres du Parlement européen (+ 23 pts), le rôle de l'UE dans les allocations de chômage (+17 pts), et le niveau d'aide à la coopération de l'UE par rapport aux USA (+22 pts).


Représentativité: toute l'Europe était là


L'échantillon de 362 personnes a été sélectionné à partir d'un premier échantillon aléatoire de 3.500 personnes pour un sondage réalisé par TNS-Sofres dans 27 pays. Les participants au premier sondage étaient sélectionnés de façon aléatoire par pays, en fonction de la représentation de leur pays au Parlement européen. Puisque les participants n'ont été invités qu'après avoir rempli complètement le premier questionnaire, il est possible de comparer le résultat des participants au débat et des personnes interrogées lors du premier sondage mais qui n'ont pas participé au weekend délibératif. On voit qu'il y a plus de personnes éduquées et d'hommes parmi les participants. Cependant, les différences entre participants et non-participants en ce qui concerne les sujets politiques sont minimes. Statistiquement, l'étendue des différences possibles dans les résultats entre participants et non-participants concernant les 59 questions sur l'attitude vis-à -vis de l'Europe pourrait être énorme, or dans les faits les différences ne s'élèvent qu'à 4% du total possible. Cette constatation permet de conclure que l'échantillon repris constituait donc un bon microcosme de l'Europe. En outre, il est apparu une augmentation sensible du degré d'appréciation mutuelle entre participants de différents Etats membres après les délibérations, ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne les pays tiers.


En savoir plus sur le site de Tomorrow's Europe.

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