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Festina lente

le 27 Juillet 2007 à 15:53
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Le mois de juillet marque traditionnellement le début d'une nouvelle présidence du Conseil de l'UE. C'est au tour du Portugal de présider la  «Chambre des Etats », en étroite collaboration avec les Présidences des deux autres institutions - Commission et Parlement - de ce «triangle » qui fait la force de la méthode communautaire. Et s'il est souvent admis que ces « Présidences de l'été » démarrent véritablement en septembre, celle-ci a déjà à son actif le lancement, le 23 juillet, de la Conférence Intergouvernementale qui devra transformer en Traité Réformateur l'accord politique intervenu au Conseil Européen de juin.


Notre Europe publiera en septembre son étude semestrielle sur la nouvelle Présidence. En attendant, Maria Joao Rodrigues, membre du Conseil d'Administration de Notre Europe et conseillère spéciale du Premier Ministre portugais pour la Présidence, nous livre, au travers d'un entretien, son sentiment sur l'agenda européen des prochains mois. De quoi mettre le lecteur en appétit sur l'actualité européenne de la rentrée. La pause du mois d'août devrait ainsi permettre de prendre la distance nécessaire pour aborder cette actualité avec la hauteur de vue qu'elle exige. Y contribueront aussi la fiche de lecture sur l'ouvrage de Vivien Schmidt sur la démocratie en Europe, les réflexions prospectives sur l'agriculture et l'alimentation dans l'Europe de demain, ainsi que l'entretien avec le philosophe roumain Andrei Plesu, mené dans le cadre du projet de Notre Europe sur l'identité européenne.

Cet entretien, le sixième de notre série de Rencontres européennes a de quoi dérouter les marathoniens de la croissance et de la prospective. Pour Andrei Plesu, « l'Europe n'est pas faite pour la vitesse » ; on ne s'étonnera donc pas qu'il y soit plus question de mélancolie que de la stratégie de Lisbonne, de voyages à pied que de vols low-cost. A travers ses mots, C'est l'Est qui s'adresse à l'Ouest, en l'invitant à méditer sur son passé, à rompre avec l'urgence en prenant un peu de recul analytique.


Car, il est vrai, Européens de l'Est et de l'Ouest ne vivent ni à la même heure, ni au même rythme. Certes, la « normalisation » suit son cours à l'Est : alors que l'introduction du principe de concurrence produit ses premiers effets, le rapport au temps s'y transforme à vue d'oeil. Contrepartie inévitable de l'efficience accrue, le stress, naguère quasi inconnu, y est devenu le lot quotidien de millions de citadins. Mais les voyageurs qui, cet été, parcourront l'Europe, ne s'y tromperont pas : la traversée en train, de Bruxelles à Bucarest, prend encore l'allure d'un voyage dans le temps.


Face à ce décalage, plusieurs attitudes sont possibles. On peut se résigner à une « Europe à deux vitesses » ; ou espérer que les effets conjugués de la croissance économique et des fonds structurels viendront rapidement à bout du « retard » des nouveaux Etats-membres. Cela n'empêche pas d'envisager, comme nous y invite subtilement Andrei Plesu, ce que cette « dissymétrie d'expérience » peut avoir de salutaire pour une Europe qui, de « pannes » en «relances » successives, cherche son rythme de croisière. s'il existe un tempo acceptable pour tous les Européens, il ne peut être que le résultat d'une tension féconde entre ces deux temporalités, l'orientale et l'occidentale : le moment est peut-être venu pour l'Union élargie de faire sienne la devise d'Auguste : festina lente, h te-toi lentement.


En ce début d'une période de loisir, toujours propice au ralentissement, Andrei Plesu nous offre donc un bel éloge de la lenteur en guise de «lecture de vacances » : nous vous le livrons tel quel, avant de profiter nous aussi de la pause estivale pour nous accorder, à son exemple, le temps du repos et de la réflexion.

Bonnes vacances à tous et rendez-vous en septembre pour notre prochaine newsletter !

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