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Euro et gouvernance économique

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Les travaux de l' Institut Jacques Delors sur l’Euro s’inspirent de la pensée de Jacques Delors et de Tommaso Padoa-Schioppa, deux des pères fondateurs de la monnaie unique. Dans un contexte de crise dans la zone euro, l'Institut Jacques Delors met l’accent sur la dialectique solidarité-responsabilité, la réforme de la gouvernance économique européenne et la contribution de l’UE à la relance de la croissance.

En 1989, le rapport Delors a établi la feuille de route pour la création de l’Union économique et monétaire (UEM). Complétant la création du marché unique, l’euro a permis l’approfondissement de l’intégration économique européenne à travers une politique monétaire commune et une coordination des politiques économiques nationales. Cependant, alors que l’Euro a été doté d’un pilier monétaire fort reposant sur une banque central européenne indépendante, l’UEM a manqué dès le début d’un pilier économique aussi fort. L’adoption du Pacte de Stabilité et Croissance et la création de l’Eurogroupe ont été clairement insuffisants pour assurer la bonne coordination des politiques économiques nationales requise par le partage d’une monnaie unique.


Dans ce contexte, les travaux de l' Institut Jacques Delors sur l’Euro ont, dès les années 90, été centrés sur la nécessité de doter l’UEM d’un véritable pilier économique. En 1999, Jacques Delors s’exprimait en ces termes : « [L’euro] doit (…) devenir un instrument de progrès économique et social pour les Européens et un facteur de stabilité pour l’économie mondiale dans son ensemble. Pour y parvenir, nous considérons que, dans le droit fil des traités, l’équilibre doit être réalisé, comme cela est le cas au niveau de chaque pays, entre le pôle économique et le pôle monétaire » (Réussir l’UEM, Avant-Propos de Jacques Delors et Giogio Ruffolo, Etude et Recherches nº6, mars 1999).


Les défaillances de l’UEM ont cependant été occultées par un bilan positif des dix premières années d’existence de l’Euro. Il faudra donc attendre la crise de la dette publique dans la zone euro pour que les Etats membres prennent conscience de la nécessité de renforcer le pilier économique de l’UEM. Sur ce fond de crise, les travaux de Notre Europe sur la monnaie unique ont une double portée.


D’une part, l' Institut Jacques Delors apporte sa contribution aux débats sur les solutions à apporter à la crise actuelle. Une attention particulière est accordée à la dialectique solidarité-responsabilité dans la zone euro. Jacques Delors souligne dans ce contexte que cette solidarité « n’est pas basée sur la générosité mais sur l’intérêt de chaque État membre (ne serait-ce qu’en raison des interdépendances entre les États) ainsi que sur la défense d’un projet commun », et il rappelle « qu’il ne peut y avoir davantage de solidarité sans une responsabilité accrue de chaque État membre » (Solidarité dans la zone euro : combien, pourquoi, jusqu’à quand ?, préface de Jacques Delors, février 2012).


De plus, l' Institut Jacques Delors souligne depuis le début de la crise que l’austérité sans la croissance ne permettra pas une sortie de crise. La réponse de Notre Europe à ce dilemme austérité-croissance est fondée sur la formule de Tommaso Padoa-Schioppa : « Aux États la rigueur, à l’Europe la croissance », et insiste donc sur la valeur ajoutée des interventions de l’UE, notamment en matière d’investissement, pour relancer la croissance en Europe (Déclaration du CEO de Notre Europe).


D’autre part, les leçons de cette crise doivent être tirées afin que l’UEM en sorte renforcée. l' Institut Jacques Delors contribue ainsi à la réforme en cours sur la gouvernance économique européenne. Un groupe d’experts sur les questions économiques et politiques européennes a été mis en place – le « Groupe Padoa-Schioppa » - afin de présenter une feuille de route pour le renforcement de l’UEM à long terme. Comme l’a souligné Tommaso Padoa-Schioppa en distinguant un pouvoir faible d’un pouvoir limité, il ne s’agit pas d’élargir le champ de compétences de l’UE mais plutôt de la doter des outils indispensables pour agir dans le champ de compétence qui lui est assigné. «Le pouvoir de l’Union doit être limité, mais il ne faudrait pas qu’il soit faible ». (Tommaso Padoa-Schioppa, Contre la courte vue, 2010).

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